Ruée vers l’huître 2015 – du 24 au 26 AVRIL

Vendredi 24
Ils sont venus, ils sont tous là, venus des environs ou du fin fond du pays, ce vendredi matin devant la base de Saint-Nazaire. Ils sont là pour prendre le départ de la 3ème "Ruée vers l’huître" organisée par Dany et Jean-Marc.
Après la remise des dossiers devant un café/brioches qui bruisse du plaisir de se retrouver, les équipages sont priés de regagner… les cabines : embarquement immédiat pour une traversée sur les bateaux de la Compagnie Générale Transatlantique. Elle est étonnante cette visite d’Escal’Atlantic, musée des paquebots qui pendant un petit siècle ont transporté voyageurs et migrants d’un continent à l’autre. On passe successivement des salles à manger de 1ère classe aux chambres froides de fond de cale, du poste de commandement à la salle des machines, du cocon des cabines au plein vent des ponts, tandis que défilent les bateaux qui croisent et les icebergs à la dérive.

 


Moteurs. C’est parti vers la côte d’Amour. Nous voici à La Baule. Le tracé du rallye nous fait découvrir villas et grands hôtels d’un autre siècle cachés derrière la haute muraille des immeubles récents en front de mer. Après la traversée du Pouliguen nous arrivons à Batz-sur-Mer pour le déjeuner. Autour d’une bonne table, les conversations portent sur les différences de distances entre le roadbook et nos compteurs. Décalage de lignes ? Inversion de colonnes ? Erreur de calcul (ah ! ces miles !) ? Perfidie de l’organisateur qui a décidé d’organiser un remake du Petit Poucet ? A l’heure où ces lignes sont écrites, les enquêteurs n’excluent aucune hypothèse.


Mais il en faut plus pour perdre des MGistes qui feront la preuve de leur sagacité en se retrouvant toujours aux moments cruciaux. C’est ainsi qu’en milieu d’après-midi pas une voiture ne manquera à l’appel pour une pittoresque traversée de la Loire par le bac du Pellerin. Bien plus tôt, en vue du clocher-tour de l’église de Saint-Lyphard qui scrute les marais de la Grande Brière, nous roulerons entre des haies de chaumières (au sens premier du terme !). A peine un peu plus tard, Genrouet sera le théâtre d’une sympathique invasion, celle de la cidrerie Kerisac… Doux ou brutaux, rosés ou fruités, aucune variété de l’agréable breuvage ne sera boudée par une troupe toujours prête à apprécier les produits locaux de qualité. Fort heureusement, sur les routes champêtres descendant vers la Loire, aucun képi de la Maréchaussée ne viendra transformer les videurs de verres en souffleurs du même nom !


Bon. Déception pour celles et ceux qui pensaient en avoir fini des études gastronomiques après le bac: à quelques centaines de mètres de la fin de l’étape, nous tombons dans un nouveau guet-à-panse. Sous un préau anodin, une table est dressée, couverte de plateaux : huîtres à volonté et… ce qu’il faut pour les faire passer.


 

 

 

Samedi 25
"Départ retardé d’un quart d’heure pour réduire le temps passé sous la pluie", avait dit l’organisateur la veille au soir. Las, les traditions se perdent et c’est sous un ciel très agréable, cheveux au vent que la vingtaine d’équipages prend la direction de Bouaye. La localité jouxte le lac de Grand-Lieu. Près du plus-grand-lac-de-plaine-de-France-en-hiver (sic !), la Maison du lac nous explique comment pêcheurs, chasseurs, agriculteurs et défenseurs de la nature arrivent à vivre en harmonie. Nous contournons ensuite le plan d’eau pour un arrêt nature, avant de quitter la Loire-Atlantique par Machecoul et d’entrer en Vendée. A la ferme-auberge de l’Île Sauvage nous sommes accueillis par un baudet et son compère le lama : le lama de Bouin, moins connu que le lama Delon……!


Dans l’après-midi, deux points forts jalonnent notre route. Le moulin à vent de Rairé fonctionne sans interruption depuis le 16ème siècle. La visite de la bâtisse est assurée par son truculent meunier qui fait le spectacle. On rit de bon coeur, mais pas que! Mine de rien, on apprend aussi beaucoup.
Vers 17 heures, c’est à nouveau le regroupement général, cette fois face à "l’île". Les horaires ont été bien étudiés, nous arrivons en pleine marée basse. La météo, vent et soleil, fait le reste et nous garantit un passage du Gois à sec, dans des conditions idéales. De chaque côté de la chaussée, les ramasseurs de coquillages sont nombreux. Nous nous saluons mutuellement et profitons pleinement de ce moment exceptionnel.
Sur Noirmoutier, nous découvrons les plages de La Guérinière, à l’ouest de l’île, avant d’atteindre l’hôtel Punta Lara. A l’heure de l’apéritif et du dîner, nos organisateurs nous présentent un diaporama du rallye. Au dessert, séquence émotion : la guitare de Philippe et le violoncelle de Susie accompagnent textes et mélodies du premier, tout au long d’un concert de grande qualité.


Dimanche 26
Promesses enfin tenues ! Ce matin, il pleut. Après une poignée de miles, dans Noirmoutier-en-l’Ile, on constate que deux ou trois baquets se sont mués en baignoires. Qu’importe! Les dames passent courageusement de l’abri des capotes à celui des parapluies, pour un petit shopping dans la cité. Les messieurs choisissent en grande majorité la visite d’un chantier de radoub sur le quai qui, autrefois, fabriquait et réparait les bateaux de l’île. Après des années d’abandon, le lieu revit aujourd’hui sous l’impulsion de quelques passionnés. Avec talent, un artiste-photographe nous présente l’endroit, et les techniques mises en oeuvre dans le métier de la réparation navale traditionnelle.

 

 

 

En quittant l’île par le pont, l’averse nous offre de belles couleurs de mer. A Châteauneuf, le temps est déjà plus clément quand nous stoppons devant "l’Atelier des Anglaises". Ici aussi on répare et on restaure dans un domaine qui, il faut l’avouer, nous est plus familier que celui de la marine. D’ailleurs on ne fait pas que restaurer, on boit aussi puisque nous déambulons au milieu des voitures un verre à la main : apéritif, phase "1". Apparemment, le breuvage ne fait pas tourner les têtes; nous quittons le garage sans que personne n’ait cassé sa tirelire pour une acquisition impulsive !
La phase "2" de l’apéro se déroule quelques miles plus loin, à Beauvoir-sur-Mer, chez Melon où tout est bon. Dans la "cabane célébrités" (!), la superbe présentation d’huîtres et fruits de mer n’est qu’un agréable prélude à une savoureuse et dernière dégustation avant la remise des cadeaux et les "au revoir".

 

 

 

 

 

 


Un grand merci à Dany, Jean-Marc et toute la Bourson family pour leur talentueuse organisation.


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